Poèmes

Matin câlin

Poèmes 3

Les poèmes de Bianca Saury

Je m’éveille…

Un vent coquin chatouille les feuilles,

Allège les abeilles.

Ma pensée vers toi, il la cueille,

Ainsi qu’un baiser de ma bouche vermeille.

Tout à coup ces douceurs ont des ailes !

De mon cœur s’écoulent miels et merveilles.

Mais mon réveil est frêle :

Je me rendors !

C’est ton souffle à mon oreille qui m’éveille :

Je découvre que tu es là,

Auprès de moi,

Tel un tendre soleil d’or :

Je n’ai plus sommeil !




Femmes

Femmes

Quel est le fil qui nous relie ?

Poèmes 2

Les poèmes de Bianca Saury

La pulsation du cordon ombilical de la vie

Rythme notre danse sur la Terre,

Nourrit l’élan vital de notre gorge de mère :

Selon notre horizon, il se fera chant ou cri

Mais toujours accouchant d’une espérance qui luit.

Femmes

De la frêle fleur timide à la rivière impétueuse

Nous ondoyons dans le vent, cavalières du ciel.

Au fond de notre volcan, couvent à jamais des braises :

Celles des libres déesses si belles.

Nous incarnons la fière éternité ornée de fines perles

Enfantée par les essences parfumées de nos puissances rêveuses.

Femmes

Nous tissons inlassablement quelque chose de l’amour

En quête de notre parfaite âme jumelle

Guettant celui qui vient, parée de tendre velours.

Mystères mâle et femelle s’entremêlent,

Débutants dessinant un tango de miel

Pour se fondre afin d’exister de façon plus claire chaque jour.

Femmes

Vers quels nouveaux rivages

Nous emmèneront nos destinées caravelles ?

Iles ou constellations sauvages ?

Contrées insoupçonnées aux voûtes musicales ?

En nous grandit cet infini secret serti d’or et de palmes.

Joie

Joie dans la lumière du couchant

L’air est léger

Une nuée rose glisse imperceptiblement

Poèmes 1

Les poèmes de Bianca Saury

au fond du ciel.

Je sais que je peux voler

qu’il suffit d’abandonner ce qui en moi

peut m’alourdir aujourd’hui.

Une brise douce effleure ma peau dont chaque infime parcelle

est enfin capable de recevoir l’indicible joie

puisée au cœur de cet instant unique que m’offre la vie.

Au sommet de la colline, une merveilleuse apesanteur

s’immisce dans les détours de mon espace intérieur.

Mon âme plus que souvent rebelle

accueille pourtant les montagnes, la puissance,

le soleil finissant lassé de tout ce jour, et ce qui se terre dans l’ombre.

J’ai connu ce qu’est un océan de souffrance.

Il m’est donné de naviguer

dans le flux d’un océan de beauté.

De mon cœur libre

Telle un oiseau sauvage, s’élève une onde à la fois caressante

et résonnante,

jusque vers mon visage qui sourit. Puis il éclate ce sourire,

dont je n’avais jamais approché une si forte saveur.

Un seul mot qui inclut sans peurs

tous les autres vient se murmurer

au bord de mes lèvres : merci.

Je m’Ouvre à l’Infini et l’Eternité.

Cache-cache

Je me perdrai dans la nature, dimanche.

Pour toi, je me tordrai avec les noueuses branches.

Petit à petit, je tenterai de m’exercer

Tel une herbe fine et folle, à me laisser bercer :

Je serai chiendent !

Toutes les prairies que tu fouleras, j’y serai présent :

A tes pieds, mille amoureux

Caressants, épanouis, juste pour le bleu noyé de tes yeux.
La prochaine fois que tu iras en campagne,

N’oublie pas de faire au soleil un signe

Même si le temps est rude à ta douce peau :

Au cœur de chaque rayon se cachera un oiseau

Que j’aurais paré d’évanescentes couleurs.
Puis, à l’instant où tu me désireras, je serai fleur.
Eparpille-moi au vent : en vol, mes pétales !

Je te laisserai courir et danser encore un peu, comme dans un bal.
Enfin, tu seras fatiguée, délicatement allongée.
Mon corps de ces merveilleuses essences constitué,

Te couvrira alors de brume et de rosée.

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